22 août 1962, route du Petit-Clamart. Une DS 19 noire roule tranquillement quand soudain, 187 balles fusent de tous côtés. 14 d'entre elles touchent la voiture. Les pneus avant explosent. Et pourtant, miracle, le chauffeur garde le contrôle et accélère pour sauver son passager : Charles de Gaulle, président de la République française.
Cette DS qui venait de sauver la vie du Général allait transformer à jamais l'histoire des voitures présidentielles françaises. Parce qu'avant cette journée, personne n'imaginait qu'une automobile pourrait un jour devenir le symbole vivant de la résistance française.
Mais revenons un peu en arrière. Nous sommes en 1958, et Charles de Gaulle revient au pouvoir. Pour un président de la toute nouvelle Ve République, il faut une voiture à la hauteur. Et de Gaulle, lui, il fait un choix qui va marquer l'Histoire : la Citroën DS 19.
Vous vous demandez peut-être pourquoi cette voiture ? Eh bien parce qu'en 1958, la DS c'est la révolution automobile française. Une suspension hydropneumatique révolutionnaire, un design futuriste signé Flaminio Bertoni, et surtout, c'est du 100% français. Pour de Gaulle, pas question de rouler dans une voiture étrangère quand on veut incarner la grandeur de la France.
Et puis arrive ce fameux 22 août 1962. L'OAS, l'Organisation de l'armée secrète, a décidé que de Gaulle doit mourir. Leur chef, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry, oppose farouchement à l'indépendance de l'Algérie, organise un attentat d'une violence inouïe.
Imaginez la scène : Francis Marroux, le chauffeur du Général, conduit tranquillement sur cette route de banlieue quand tout à coup, c'est l'enfer. Les balles pleuvent de partout. 187 balles tirées en quelques secondes. Je vous jure, c'est du niveau d'un film d'action.
Mais là où ça devient dingue, c'est que la DS tient le choc. 14 impacts, les deux pneus avant crevés, et pourtant Marroux réussit à garder le contrôle grâce à cette fameuse suspension hydropneumatique. La voiture continue de rouler, accélère même, et emmène de Gaulle loin du danger.
Vous savez ce que le Général a dit en arrivant à l'Élysée ? "Maintenant, je sais que je peux avoir confiance en cette voiture." Et effectivement, il n'en changera plus jamais.
Cette DS de l'attentat, elle devient instantanément mythique. Citroën va même créer un slogan inspiré de cet événement : "Ce que cette marque a pu faire pour un Général, aujourd'hui elle le fait pour tout le monde, en général." Franchement, niveau marketing, chapeau.
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L'ère Henri Chapron : quand l'artisanat français sublime l'automobile présidentielle
Maintenant, parlons d'un homme qui va révolutionner les voitures présidentielles : Henri Chapron. Ce type, né en 1886 à Levallois-Perret, c'est le Mozart de la carrosserie française. Pendant plus de cinquante ans, il va transformer des voitures en œuvres d'art roulantes.
En 1968, de Gaulle veut frapper un grand coup pour les cérémonies officielles. Il commande à Chapron une DS d'apparat exceptionnelle. Et là, le maître carrossier se surpasse : il créé une DS de 6,53 mètres de long. Presque 2 mètres de plus qu'une DS normale !
Cette limousine présidentielle, c'est du grand délire. Mini-bar, climatisation, interphone, sièges en cuir d'exception... Un véritable salon roulant digne d'un chef d'État. Mais vous savez quoi ? De Gaulle l'utilisera finalement très peu. Il préférait sa DS 19 habituelle, celle qui l'avait sauvé au Petit-Clamart. L'attachement sentimental, ça n'a pas de prix.
L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais en 1969, de Gaulle quitte le pouvoir et Georges Pompidou arrive à l'Élysée. Et là, ça va partir dans tous les sens.
Georges Pompidou et sa passion automobile
Pompidou, c'est un vrai passionné d'automobile. Le type connaît ses voitures sur le bout des doigts. Et en 1971, il a une idée géniale : pour accueillir dignement la reine Élisabeth II lors de sa visite officielle de mai 1972, il veut du spectaculaire.
Il retourne voir Henri Chapron et lui commande deux Citroën SM découvrables. Attention, pas des SM classiques hein, des SM présidentielles ! 5,60 mètres de long, 1780 kg, et une livrée exclusive "Black Tudor" gris-vert métallisé qui en jette un max.
La différence avec la DS que je viens de vous raconter, c'est que cette fois-ci, Bernard j'ai vraiment une collection de SM miniatures qui retracent cette époque exceptionnelle de l'automobile française. D'ailleurs, la SM présidentielle de 1972, elle fait partie de mes modèles les plus recherchés.
Sur bernardminiatures.fr, j'ai justement quelques perles rares de cette époque - des SM au 1/43ème qui racontent cette période fascinante où Citroën était au sommet de son art. Plus de 1500 miniatures en stock, principalement du 1/43ème, avec livraison gratuite à partir de 75€ en France. Et comme je suis revendeur et pas fournisseur, chaque pièce est souvent unique, alors si vous voyez quelque chose qui vous plaît, ne traînez pas trop !
Mais revenons à nos SM présidentielles. Ces voitures vont battre un record absolument dingue : elles vont servir pendant 36 ans ! De Pompidou à Chirac, en passant par Giscard d'Estaing et Mitterrand, ces deux SM vont traverser les décennies.
















































































































































