Ignorer et passer au contenu
Bernard Miniatures
Connexion
Panier

Votre panier est vide

Continuer vos achats
0Panier(0,00 €)

-5% sur votre 1ère commande

Inscrivez-vous à la newsletter et recevez immédiatement votre code promo (ou -10% dès 100€ d'achat).

Pas de spam, promis. Désabonnement en un clic.

Le record des 120 mètres aux 24h du Mans

Juin 1969, circuit de la Sarthe. Dans moins de deux heures, 51 bolides vont s'élancer pour les 24 Heures du Mans les plus serrées de l'histoire. Mais avant même le départ, un homme va changer à jamais le visage de cette épreuve légendaire. Jacky Ickx, pilote belge de 24 ans, marche délibérément vers sa Ford GT40 bleue et orange. Pas de course, pas de précipitation. Il s'installe calmement, prend tout son temps pour boucler sa ceinture de sécurité sous les regards interloqués des spectateurs. Les autres pilotes sont déjà partis depuis longtemps quand Ickx démarre enfin, bon dernier.

Ce que les 300 000 spectateurs ne savent pas encore, c'est qu'ils viennent d'assister à un geste qui va sauver des vies. Car dans quelques minutes, John Woolfe va mourir au premier tour, exactement pour la raison qu'Ickx dénonce : il n'aura pas eu le temps de s'attacher correctement. Et cette journée tragique va paradoxalement donner naissance à la plus belle victoire de l'histoire du Mans.

Le départ de la dernière fois

Pour comprendre ce qui se joue ce jour-là, il faut remonter quelques années en arrière. Depuis 1923, le départ du Mans suit un rituel immuable : les pilotes courent vers leurs voitures rangées de l'autre côté de la piste, sautent dedans et démarrent sans même prendre le temps de s'attacher. C'est spectaculaire, c'est photogénique, mais bon sang que c'est dangereux.

Moi qui ai passé ma vie à admirer ces machines, je me dis souvent qu'à l'époque, la sécurité était vraiment le cadet des préoccupations. Les casques étaient facultatifs, les combinaisons ignifugées n'existaient pas, et s'attacher correctement ? Perte de temps.

Jacky Ickx, lui, en a marre de cette mascarade. Il sait que tôt ou tard, ça va mal finir. Alors quand retentit le coup de pistolet du départ à 16h00 précises, il fait sa révolution personnelle. Pendant que 50 autres pilotes sprintent vers leurs bolides, lui se contente d'une petite marche de santé.

La tragédie annoncée

Et malheureusement, Ickx avait raison. John Woolfe, gentleman driver britannique de 38 ans, n'a même pas eu le temps de voir le premier virage. Sa Porsche 917 bleue et orange décolle littéralement à Maison Blanche, effectue plusieurs tonneaux avant de prendre feu. Woolfe meurt sur le coup. Il n'était pas attaché.

L'ironie tragique ? Sa Porsche 917 était exactement dans les mêmes couleurs que la Ford d'Ickx. Comme si le destin voulait nous rappeler qu'entre la vie et la mort, il n'y a parfois qu'une ceinture de sécurité.

C'est le dernier mort du départ Le Mans traditionnel. Grâce au geste d'Ickx, l'ACO abandonnera définitivement cette procédure dès 1970. Quelque part, John Woolfe n'est pas mort pour rien.

Ford : la fin d'un règne ?

Revenons à notre course. En 1969, Ford arrive au Mans en position de force mais aussi de faiblesse. Position de force parce que la marque au logo ovale a remporté les trois dernières éditions (1966, 1967, 1968). Position de faiblesse parce que leur GT40, mise au point en 1964, commence sérieusement à accuser son âge.

J'adore cette voiture, la GT40. Quand on regarde une miniature au 1/43ème, on voit immédiatement cette ligne si particulière, cette hauteur de seulement 40 pouces qui lui a donné son nom. Mais en 1969, face aux nouvelles Porsche 917, elle fait un peu figure de dinosaure.

Et d'ailleurs, parlons-en de ces nouvelles Porsche ! La marque de Stuttgart débarque avec pas moins de 16 voitures - plus d'un tiers du plateau total. Du jamais vu. Leur nouvelle réglementation leur donne enfin l'autorisation d'engager leurs terrifiantes 917, ces missiles de 4,5 litres capables de dépasser les 350 km/h.

Pour Ford, c'est un peu la dernière chance. Henry Ford II, surnommé "The Deuce", n'a jamais digéré l'humiliation que lui avait infligée Enzo Ferrari en 1963. Vous connaissez l'histoire ? Ford voulait racheter Ferrari, les négociations échouent, et Enzo balance à Henry Ford II : "Vous n'êtes pas Henry Ford. Vous êtes seulement Henry Ford II". Aïe. Ça, ça fait mal à l'ego.

Explorez notre sélection de miniatures

Cherchez à travers notre sélection de plus de 1500 modèles. Parcourez nos différentes catégories : voitures françaises, étrangères, sport & compétition, véhicules de métiers, par époques..

La "Vieille Dame" entre en scène

La Ford d'Ickx et Oliver, c'est le châssis #1075. Les mécaniciens l'appellent affectueusement "Old Lady" - la Vieille Dame. Et pour cause : c'est exactement la même voiture qui a gagné l'année précédente avec Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi. Dans le monde impitoyable de la course automobile, c'est presque du recyclage !

Mais cette Vieille Dame a du caractère. Livrée Gulf bleu et orange, moteur Ford 4,7 litres développant environ 400 chevaux, elle a déjà prouvé qu'elle savait se battre. Et surtout, elle a un atout que n'ont pas les rutilantes Porsche : l'expérience.

Parce que les 24 Heures du Mans, ce n'est pas un sprint. C'est un marathon où la fiabilité compte autant que la vitesse pure. Et là-dessus, Ford a appris de ses erreurs.

La course de tous les rebondissements

Dès les premières heures, les Porsche montrent les dents. Hans Hermann et Gérard Larrousse dans leur 908 prennent rapidement la tête. Derrière, c'est un festival de mécanique allemande : les 917 dévorent littéralement les chronos en ligne droite.

Ickx, parti bon dernier à cause de sa protestation, remonte méthodiquement. Kilomètre après kilomètre, dépassement après dépassement. Moi, quand je regarde les images d'époque, je suis toujours bluffé par sa régularité. Pas de geste brusque, pas de prise de risque inutile. C'est du pilotage chirurgical.

Mais les Porsche dominent. Pendant 90% de la course, ce sont elles qui mènent la danse. Stuttgart se dit que cette fois-ci, c'est la bonne. Après des années d'échecs cuisants au Mans, la victoire semble enfin à portée de main.

La nuit tombe, les enjeux montent

La nuit au Mans, c'est quelque chose de magique et de terrifiant à la fois. Les phares percent l'obscurité, les moteurs rugissent dans la forêt de la Sarthe, et les pilotes jouent leur vie à chaque virage. En 1969, pas d'éclairage moderne, pas de barrières de sécurité dignes de ce nom. C'est du pilotage à l'instinct pur.

La Vieille Dame d'Ickx tient bon. Oliver prend le relais, puis Ickx revient. Ils grappillent des secondes, puis des minutes. Au petit matin, l'impossible se dessine : Ford est de nouveau en bagarre pour la victoire.

Mais attention, les Porsche ne lâchent rien. Hermann et Larrousse mènent toujours, et ils ont l'air bien partis pour offrir à Stuttgart sa première victoire au Mans.

Le final le plus serré de l'histoire

Dimanche 15 juin, 14h30. Il reste encore 1h30 de course quand Ickx reprend le volant pour le stint final. L'écart avec la Porsche de tête ? Quelques secondes seulement. Après plus de 22 heures de course, tout va se jouer dans les derniers tours.

Et là, mesdames et messieurs, on va assister au plus beau coup de poker de l'histoire du sport automobile. Parce que Jacky Ickx, ce petit Belge de 24 ans, va sortir une ruse digne d'Arsène Lupin.

Dernier tour. La Ford GT40 bleue et orange remonte la ligne droite des Hunaudières derrière la Porsche 908 gris argent. Ickx est dans les roues d'Hermann, mais impossible de doubler : la Porsche est plus rapide en pointe.

Et c'est là qu'Ickx sort son coup de maître. Au début de la ligne droite, il lève le pied. Complètement. Hermann, dans ses rétroviseurs, voit la Ford "tomber en panne" et accélère comme un fou, persuadé que la victoire lui tend les bras.

La ruse du siècle

Sauf qu'Ickx n'est pas en panne du tout. Il s'est juste mis dans l'aspiration parfaite d'Hermann. Et quand arrive la courbe des Hunaudières, à la fin de cette interminable ligne droite, la Ford jaillit de derrière la Porsche comme un diable de sa boîte.

Hermann n'a même pas le temps de réagir. En une fraction de seconde, tout bascule. La Vieille Dame de Ford passe devant et ne lâchera plus sa position jusqu'à l'arrivée.

L'arrivée ? 120 mètres d'écart. Cent vingt petits mètres après 24 heures de course et plus de 5 000 kilomètres parcourus. Du jamais vu dans l'histoire du Mans. Et du jamais revu depuis.

Mais vous savez quoi ? La plus belle partie de cette histoire, ce n'est même pas cette victoire incroyable. C'est ce qui s'est passé quelques minutes plus tard sur le podium.

La naissance d'une légende

Quand Jacky Ickx monte sur la plus haute marche du podium ce dimanche soir, il ne le sait pas encore, mais il vient de poser la première pierre d'un édifice extraordinaire. Cette victoire, c'est la première de six qu'il remportera au Mans. Six victoires qui feront de lui "Monsieur Le Mans" - un surnom qu'il gardera jusqu'en 2005 et le septième succès de Tom Kristensen.

Moi, j'ai toujours eu un faible pour les pilotes comme Ickx. Ceux qui ne gagnent pas que par le talent pur, mais aussi par l'intelligence et le cran. Ce type-là, il a révolutionné le départ du Mans par principe, et il a gagné la course par audace. C'est ça, l'esprit des 24 Heures.

Et puis il y a ce détail qui me touche particulièrement : après la course, Ickx a dit qu'il avait pensé à John Woolfe dans son dernier tour. Il lui dédiait sa victoire. Classe absolue.

Cette victoire au Mans en 1969, c'est un peu la boucle bouclée d'une époque. C'est la dernière victoire de Ford dans cette épreuve, la fin d'une domination de quatre ans. Mais c'est aussi la première victoire du plus grand pilote de l'histoire du Mans.

Et vous savez ce qui me fascine le plus dans cette histoire ? C'est que tout a commencé par un geste de protestation. Ickx qui refuse de courir vers sa voiture, qui prend le temps de s'attacher. Un geste simple, presque anodin, qui a sauvé des vies et changé l'histoire.

Aujourd'hui, quand je regarde les courses modernes avec leurs procédures de sécurité drastiques, leurs casques high-tech et leurs combinaisons ignifugées, je repense souvent à ce jour de juin 1969. À ce pilote belge qui a eu le courage de dire non à une tradition dangereuse.

Parce que ce qui est beau dans cette Renault 5, cette R5 qui a marqué toute une génération, c'est qu'elle représentait exactement ça : la liberté de faire les choses différemment. Quand elle est sortie en 1972, trois ans après ce fameux Mans 1969, personne n'imaginait qu'elle deviendrait l'une des voitures les plus emblématiques de France.

Et vous savez quoi ? Cette R5, elle me rappelle pourquoi j'adore les voitures de cette époque. Parce que tenir une petite R5 au 1/43ème dans ses mains, c'est un peu comme retrouver toute cette période d'un coup. Cette époque où l'automobile était en pleine mutation, où les constructeurs osaient tout.

C'est d'ailleurs pour ça que j'ai ouvert ma boutique BernardMiniatures.fr. J'ai plus de 1500 miniatures en stock, surtout du 1/43ème, principalement des voitures de 1950 à 1999. Bon, je ne suis pas un gros site, alors souvent j'ai qu'une ou deux pièces de chaque modèle, mais c'est aussi ce qui fait le charme. J'ai des Ford GT40 bien sûr, mais aussi des Porsche 917, des Ferrari Daytona, des Matra, du rallye... un peu de tout quoi.

La livraison est gratuite à partir de 75€ en France, et je fais attention à bien emballer tout ça avec du papier bulle parce que ces petites voitures, ça casse facilement. Allez faire un tour sur bernardminiatures.fr si ça vous dit - et vous verrez, j'ai quelques pièces des 24 Heures du Mans qui valent vraiment le détour.

Maintenant, revenons à nos moutons et à cette incroyable journée de 1969...

L'héritage d'une victoire

Cette victoire de Ford en 1969, c'est bien plus qu'un simple résultat sportif. C'est la fin d'une ère et le début d'une autre. Ford tire sa révérence du Mans après quatre victoires consécutives, mission accomplie face à Ferrari. De son côté, Porsche va enfin remporter sa première victoire l'année suivante, en 1970, avec la fameuse 917.

Mais au-delà des constructeurs, cette course a marqué un tournant dans l'histoire de la sécurité automobile. Le départ traditionnel du Mans, après 46 ans d'existence, tire sa révérence. Finies les courses effrénées vers les voitures, fini le spectacle au détriment de la sécurité.

Et puis il y a cette Ford GT40 #1075, cette Vieille Dame qui a écrit l'histoire. Après sa retraite sportive, elle a été vendue à un collectionneur privé. Aujourd'hui, elle vaut plusieurs millions d'euros et trône dans un musée américain. Respect éternel.

Jacky Ickx, lui, est devenu une légende vivante. Six victoires au Mans, des succès en Formule 1, une carrière extraordinaire. Mais quand on lui demande quel est son plus beau souvenir, il cite souvent cette victoire de 1969. Normal : c'est celle qui a tout changé.

Les leçons d'une course mythique

Qu'est-ce qu'on retient de cette incroyable journée de juin 1969 ? D'abord, que le courage peut prendre des formes inattendues. Ickx n'a pas fait le héros en piste - enfin, si, mais pas que. Il l'a fait avant même le départ, en refusant de cautionner une procédure dangereuse.

Ensuite, que l'intelligence peut triompher de la force brute. Face aux Porsche plus puissantes, Ford a gagné grâce à la ruse, à l'expérience, et à un sacré coup de poker dans le dernier tour.

Et puis, surtout, que l'histoire se écrit parfois dans les détails. Cent vingt mètres d'écart après 24 heures de course. Cent vingt mètres qui séparent l'histoire de l'anecdote, la légende de l'oubli.

Moi, quand je regarde mes miniatures de GT40, je repense toujours à cette course. À cette époque bénie où les voitures avaient une âme, où les pilotes étaient des gladiateurs, où chaque course pouvait basculer sur un geste, une décision, un coup de génie.

Aujourd'hui, l'automobile a changé. Plus de sécurité, plus de technologie, plus de performances aussi. Mais parfois, j'ai la nostalgie de cette époque où tout semblait possible. Où un pilote pouvait changer l'histoire d'un sport d'un simple geste de protestation.

Commandez en toute sérénité

Livraison gratuite dès 75€, colis protégés avec soin et plus de 1000 clients déjà satisfaits. Découvrez pourquoi les collectionneurs nous font confiance.

Les 24 Heures du Mans 1969, c'est ça : une course qui a changé le monde. Par la tragédie d'abord, avec la mort de John Woolfe qui a précipité l'abandon du départ traditionnel. Par la beauté ensuite, avec cette victoire incroyable arrachée dans le dernier tour. Et par l'héritage enfin, avec la naissance de Monsieur Le Mans en la personne de Jacky Ickx.

Soixante ans plus tard, quand on regarde les 24 Heures du Mans modernes, on peut dire merci à ce pilote belge qui a eu le courage de ses convictions. Grâce à lui, des centaines de pilotes ont pu rentrer chez eux sains et saufs après leurs courses.

Et ça, mes amis, ça vaut toutes les victoires du monde.

Sommaire
Auteur
Bonjour et bienvenue sur Bernard Miniatures ! Je suis Bernard, et j'ai le plaisir de vous présenter mon site dédié aux voitures miniatures.