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Citroën AMI 6 : La voiture qui divise encore 60 ans après

Printemps 1961, Neuilly-sur-Seine. Dans les bureaux de Citroën, Pierre Bercot, le PDG de la marque aux chevrons, fixe avec perplexité une maquette en gesso posée devant lui. L'objet qu'il découvre va révolutionner l'automobile française, mais aussi provoquer l'une des polémiques esthétiques les plus durables de l'histoire automobile. Cette silhouette impossible, cette ligne en "Z" qui défie toutes les conventions... c'est l'œuvre d'un génie italien nommé Flaminio Bertoni.

Et moi, je dois vous avouer que la première fois que j'ai vu une Ami 6, j'étais gamin et j'ai trouvé ça... bizarre. Vraiment bizarre. Cette lunette arrière à l'envers, on aurait dit que quelqu'un avait monté la voiture dans le mauvais sens !

Citroën AMI 6 : La voiture qui divise encore 60 ans après - Slide 1
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Mais cette bizarrerie apparente cachait en réalité un défi technique extraordinaire. Flaminio Bertoni venait de résoudre l'équation impossible que lui avait soumise Bercot : créer une vraie berline 4 portes, spacieuse, avec un coffre digne de ce nom, le tout sur le châssis étriqué de la 2CV. Autant dire, mission impossible.

Et pourtant, le génie italien avait trouvé LA solution. En inversant cette fameuse lunette arrière, il gagnait de la place partout : plus de volume dans l'habitacle, un coffre enfin utilisable, et même des avantages pratiques inattendus. Cette vitre inversée restait toujours propre sous la pluie, et les manœuvres par temps pourri devenaient un jeu d'enfant.

L'homme derrière la révolution : Flaminio Bertoni

Flaminio Bertoni, né en 1903 en Italie, c'est tout simplement l'un des designers les plus visionnaires de l'histoire automobile. Quand il arrive chez Citroën dans les années 30, personne n'imagine qu'il va révolutionner la conception des voitures. Ce type, c'est lui qui dessine la Traction Avant, la 2CV, la DS... et maintenant l'Ami 6.

Mais là, avec l'Ami 6, Bertoni pousse le bouchon encore plus loin. Il sait très bien que son design va choquer, diviser, faire parler. Et moi, je pense qu'au fond, ça l'amuse. Parce que derrière cette ligne révolutionnaire, il y a une logique implacable.

La commande de Bercot était claire : il voulait une voiture intermédiaire, quelque chose entre la rustique 2CV et la luxueuse DS. Une voiture pour les familles qui voulaient un peu plus de confort que la Deuche, mais qui ne pouvaient pas se payer une DS. Le problème ? Citroën avait un budget serré et voulait réutiliser la plateforme de la 2CV.

Alors Bertoni se retrousse les manches. Il prend son crayon, ses maquettes en argile, et commence à réfléchir. Comment loger quatre passagers confortablement sur un châssis de 2CV ? Comment créer un vrai coffre ? Et là, l'idée de génie : la ligne en "Z".

Le défi technique révolutionnaire

Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'exploit technique. En 1961, personne, mais vraiment personne, n'avait imaginé une carrosserie comme ça. Cette lunette arrière inversée, c'était du jamais vu. Et ce n'était pas juste pour faire joli – quoique, la beauté, c'est subjectif avec l'Ami 6 !

Non, cette solution permettait de gagner de la place partout. L'habitacle était spacieux, le coffre devenait enfin utilisable, et cerise sur le gâteau, Citroën pouvait garder la mécanique éprouvée de la 2CV tout en offrant un vrai confort.

Parce que oui, l'Ami 6, c'était aussi ça : les sièges moelleux de la DS, le volant monobranche iconique, une finition soignée. On était loin du spartiate de la 2CV. Bercot voulait séduire une clientèle plus bourgeoise, et il fallait que ça se voie.

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Avril 1961 : l'accueil mitigé du public

Quand l'Ami 6 débarque dans les concessions en avril 1961, c'est le choc. Les gens s'arrêtent, regardent, se grattent la tête. Cette voiture, elle ne ressemble à rien de connu. Avec sa ligne en "Z", sa lunette arrière à l'envers, ses formes angulaires, elle déroute complètement.

La presse automobile ne sait pas trop quoi en penser. Certains crient au génie, d'autres parlent de bizarrerie. Et le grand public ? Eh bien, le grand public reste perplexe. Cette voiture, elle est belle ou elle est moche ? Impossible de trancher.

Moi, je me souviens des discussions passionnées dans les cafés. Il y avait ceux qui adoraient ce design révolutionnaire, et ceux qui trouvaient ça complètement raté. Pas de juste milieu avec l'Ami 6, on aimait ou on détestait.

Et les ventes, au début ? Bah, c'est pas la folie. Les Français, habitués aux lignes plus classiques, hésitent. Cette Ami 6, elle fait peur autant qu'elle fascine. Citroën commence à se demander si Bertoni n'a pas vu trop grand cette fois-ci.

La stratégie marketing "Pour vous Madame"

Face à cet accueil mitigé, Citroën décide de jouer malin. La marque cible spécifiquement les femmes modernes des années 60. Le slogan ? "Pour vous Madame". L'idée, c'est de présenter l'Ami 6 comme la voiture parfaite pour ces dames qui veulent plus de raffinement que la 2CV.

Et ça marche plutôt bien ! L'Ami 6 séduit cette clientèle féminine qui apprécie le confort, la facilité de conduite, et même ce design original qui sort de l'ordinaire. D'ailleurs, vous savez qui roulait en Ami 6 ? Yvonne de Gaulle, l'épouse du Général ! Quand la Première Dame de France choisit votre voiture, c'est que vous avez visé juste.

Mais le vrai tournant, il va venir d'où on ne l'attendait pas...

1964 : le triomphe inattendu du break

Trois ans après le lancement de la berline, Citroën sort la version break de l'Ami 6. Et là, c'est l'explosion. Ce break, personne ne l'avait vraiment vu venir, surtout pas Pierre Bercot qui détestait les breaks qu'il considérait comme des utilitaires.

Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 1966, le break Ami 6 devient la voiture la plus vendue en France ! Plus populaire que la berline, plus populaire que beaucoup de concurrentes. C'est du jamais vu dans l'automobile française.

Moi, je trouve ça fascinant. Cette carrosserie break, avec sa ligne en "Z", elle fonctionne encore mieux que sur la berline. Le volume de chargement est énorme, la praticité exceptionnelle, et finalement, cette lunette arrière inversée prend tout son sens sur un break.

Bercot, qui avait rechigné à valider ce projet, doit ravaler sa fierté. Son break "utilitaire" sauve les ventes de toute la gamme Ami. Parfois, il faut savoir reconnaître ses erreurs !

Et puis arrive 1964, une année dramatique pour Citroën : Flaminio Bertoni décède brutalement. L'homme qui avait révolutionné le design automobile français nous quitte à seulement 61 ans. Pour Citroën, c'est la fin d'une époque.

L'héritage complexe de Bertoni

Avec la disparition de Bertoni, une question se pose : que faire de l'Ami 6 ? Ce design si particulier peut-il évoluer sans son créateur ? La réponse va venir d'un autre génie du design : Robert Opron.

Citroën Ami 6 était bien plus qu'une simple voiture populaire - c'était un symbole de l'audace française dans l'automobile. Et d'ailleurs, ça me rappelle pourquoi j'adore collectionner les miniatures de ces voitures emblématiques.

C'est pour ça que j'ai créé ma boutique BernardMiniatures.fr. J'ai plus de 1500 miniatures en stock, principalement du 1/43ème, avec une belle sélection de Citroën de cette époque dorée - Ami 6, Ami 8, mais aussi 2CV, DS, GS... toute cette période fabuleuse des années 60-70.

Je ne suis pas un gros site industriel, alors souvent j'ai qu'une ou deux pièces de chaque modèle, mais c'est aussi ce qui fait le charme. Chaque miniature raconte une histoire, comme cette Ami 6 qui trône dans ma vitrine.

La livraison est gratuite à partir de 75€ en France, et je fais très attention à bien emballer tout ça - ces petites merveilles, ça voyage mal si on n'y fait pas attention.

Allez jeter un œil sur bernardminiatures.fr si le cœur vous en dit, vous verrez que j'ai quelques pépites qui valent vraiment le détour.

Mais revenons à notre histoire, parce que la suite va vous surprendre...

1969 : Robert Opron et la renaissance avec l'Ami 8

Cinq ans après la mort de Bertoni, Citroën dévoile l'Ami 8. Robert Opron, le nouveau maître du design chez Citroën, a une mission délicate : faire évoluer l'œuvre de son prédécesseur sans la trahir.

Et franchement, Opron s'en sort comme un chef. Il garde tout ce qui marche : la caisse, les portes, le toit, les ailes arrière. Mais il révolutionne ce qui gênait : fini la lunette arrière inversée, place à une silhouette fastback plus conventionnelle.

L'Ami 8, c'est le compromis parfait. Elle garde l'habitabilité et la praticité de l'Ami 6, mais avec un design moins clivant. Opron a compris que cette fameuse ligne en "Z" pouvait rebuter certains acheteurs. Alors il lisse, il adoucit, il modernise.

Et moi, je dois dire que je trouve l'exercice brillant. Réussir à faire évoluer un design aussi particulier sans perdre son âme, c'est du grand art. L'Ami 8 garde cette personnalité Citroën si particulière, mais dans une robe plus consensuelle.

Le mystère du chiffre "8"

Mais pourquoi "8" ? Chez Citroën, traditionnellement, le chiffre désignait la cylindrée : 2CV, DS 19, DS 20, DS 21... Mais l'Ami 8 garde le même moteur 602 cm³ que l'Ami 6 ! Alors pourquoi ce "8" ?

Personne n'a jamais vraiment su expliquer ce choix. Citroën disposait à l'époque du moteur Panhard de 850 cm³ qui aurait pu justifier cette appellation, mais il ne fut jamais monté. Le mystère reste entier, et ça ajoute encore au charme de cette voiture atypique.

Ce qui est sûr, c'est que l'Ami 8 fonctionne mieux commercialement. Les lignes plus classiques séduisent un public plus large, et Citroën peut enfin exploiter pleinement le potentiel de cette gamme intermédiaire.

1973 : l'expérimentation avec l'Ami Super

Citroën ne s'arrête pas là. En 1973, la marque lance l'Ami Super, une version survitaminée avec le moteur 4 cylindres à plat de 1015 cm³ de la GS. Cette fois, on peut enfin dépasser les 140 km/h !

L'Ami Super, c'est l'aboutissement technique de la lignée. Plus de puissance, plus de performances, mais toujours cette habitabilité remarquable. Sur le papier, c'est parfait.

Mais dans les faits ? Eh bien, l'Ami Super va faire un flop. Trop chère dans une gamme trop étroite, elle disparaît en 1976 après seulement 3 ans de carrière et 42 000 exemplaires. Le public ne comprend pas l'intérêt de payer plus cher pour une Ami quand on peut avoir une GS pour le même prix.

Moi, je trouve ça dommage. Cette Ami Super, elle avait tout pour plaire : le caractère unique de la lignée Ami avec de vraies performances. Mais le positionnement commercial était raté.

L'unique berline tricorps de Citroën

D'ailleurs, vous savez quoi ? L'Ami 6 était la seule berline tricorps de l'histoire de Citroën avant l'arrivée de la C5 dans les années 2000 ! Flaminio Bertoni avait d'abord imaginé un hayon révolutionnaire, mais Bercot l'avait refusé.

Résultat : cette singularité unique dans l'histoire de la marque aux chevrons. Pendant 40 ans, aucune autre Citroën n'aura cette configuration tricorps. C'est dire si l'Ami 6 était vraiment à part dans la gamme !

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L'héritage durable d'un design controversé

En 1978, la production de l'Ami s'arrête définitivement. Plus de 1 840 000 exemplaires auront été produits sur toute la carrière des Ami 6 et 8. C'est énorme pour une voiture au design si particulier !

Et aujourd'hui, que reste-t-il de cette aventure ? Eh bien, une voiture de collection recherchée, un design qui continue de diviser, et surtout un héritage unique. L'Ami 6/8, c'est la preuve qu'on peut réussir commercialement avec un design révolutionnaire.

Moi, je regarde cette époque avec nostalgie. Les constructeurs osaient, expérimentaient, prenaient des risques. Aujourd'hui, les voitures se ressemblent toutes. À l'époque de l'Ami 6, chaque marque avait sa personnalité, son style, ses audaces.

Flaminio Bertoni considérait d'ailleurs l'Ami 6 comme son œuvre la plus aboutie. Pas la DS, pas la 2CV, mais cette petite berline au design si controversé. Et quand on y réfléchit, il n'avait peut-être pas tort.

Un design qui divise encore aujourd'hui

Aujourd'hui encore, mentionnez l'Ami 6 dans un rassemblement automobile et vous verrez : les passionnés se divisent immédiatement. Il y a ceux qui trouvent cette ligne géniale, révolutionnaire, et ceux qui la trouvent ratée, bizarre.

Mais au fond, c'est peut-être ça, le génie de Bertoni. Créer une voiture qui ne laisse personne indifférent. Dans un monde où l'automobile devient de plus en plus uniforme, cette Ami 6 avec sa lunette arrière inversée reste unique, inimitable.

Et moi, je dois avouer qu'avec le recul, je trouve ce design de plus en plus brillant. Cette ligne en "Z", elle a du caractère, de la personnalité. Elle raconte une histoire, celle d'une époque où les constructeurs n'avaient pas peur de choquer.

Alors la prochaine fois que vous croiserez une Ami 6 ou une Ami 8, arrêtez-vous deux secondes. Regardez cette silhouette si particulière, pensez à Flaminio Bertoni qui a osé défier les conventions. Et dites-vous que vous avez devant vous l'une des voitures les plus audacieuses de l'histoire automobile française.

Parce qu'au final, c'est peut-être ça, le vrai succès de l'Ami 6 : avoir marqué les esprits pour l'éternité. Soixante ans après sa sortie, on en parle encore. On la débat encore. Elle divise encore. Et franchement, combien de voitures peuvent en dire autant ?

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Bonjour et bienvenue sur Bernard Miniatures ! Je suis Bernard, et j'ai le plaisir de vous présenter mon site dédié aux voitures miniatures.